
Se constituer une pension complémentaire en tant qu’indépendant ou dirigeant d’entreprise : quelles options s’offrent à vous ?
La pension légale d’un indépendant est souvent nettement inférieure à ce qui est nécessaire pour vivre confortablement après sa carrière. Pour de nombreux indépendants et dirigeants d’entreprise, il est donc judicieux de se constituer à temps une pension complémentaire.
Heureusement, il existe plusieurs solutions fiscalement avantageuses. Il n’est toutefois pas toujours simple de savoir quelle formule convient le mieux à votre situation. Un courtier en assurances peut vous accompagner et calculer quelle combinaison est la plus intéressante pour vous.
Pourquoi une pension complémentaire est importante
La pension moyenne d’un indépendant ne suffit souvent pas pour maintenir le même niveau de vie après le départ à la retraite. En plus des dépenses courantes, vous souhaitez peut-être aussi voyager, adapter votre habitation, aider vos enfants ou vos petits-enfants, ou simplement conserver une certaine marge de manœuvre financière.
C’est pourquoi les pouvoirs publics encouragent les indépendants et les dirigeants d’entreprise à se constituer eux-mêmes une pension complémentaire. Cela se fait via les assurances pension du deuxième pilier. Elles offrent non seulement un capital supplémentaire pour plus tard, mais procurent aussi aujourd’hui des avantages fiscaux.
De plus, ces formules peuvent souvent être combinées avec l’épargne-pension individuelle et l’épargne à long terme.
La Pension Libre Complémentaire pour Indépendants (PLCI)
La Pension Libre Complémentaire pour Indépendants, en abrégé PLCI, constitue pour de nombreux indépendants la première étape dans la constitution d’une pension complémentaire.
En principe, chaque indépendant peut souscrire une PLCI, avec ou sans société. Les indépendants à titre complémentaire peuvent également y adhérer dans certains cas, à condition de payer des cotisations sociales équivalentes à celles d’un indépendant à titre principal.
La prime est déductible fiscalement en tant que frais professionnels. Votre revenu imposable diminue donc et, en règle générale, vous payez aussi moins de cotisations sociales. L’avantage fiscal dépend de votre taux marginal d’imposition.
Le capital final à l’âge légal de la retraite est imposé selon le principe de la rente fictive après paiement d’une cotisation INAMI (3,55 %) et d’une cotisation de solidarité (de 0 à 2 %). Cela signifie qu’un certain pourcentage (de 3,50 % à 5 % selon l’âge au moment du versement) du capital est imposé à l’impôt des personnes physiques pendant 10 ou 13 ans.
PLCI ordinaire ou PLCI sociale ?
Outre la PLCI ordinaire, il existe aussi une PLCI sociale. Celle-ci offre, en plus de la constitution de pension, une protection supplémentaire, comme :
- une couverture décès ;
- un revenu de remplacement en cas d’incapacité de travail ou d’invalidité ;
- l’exonération du paiement des primes en cas d’incapacité de travail ou d’invalidité.
Une PLCI sociale permet généralement une prime plus élevée qu’une PLCI ordinaire, mais les plafonds exacts sont adaptés chaque année. Faites donc toujours calculer le montant maximal que vous pouvez verser de manière fiscalement avantageuse.
Êtes-vous indépendant avec une société ?
Si vous travaillez via une société, des possibilités supplémentaires s’offrent à vous.
Votre société peut, par exemple, payer la prime de votre PLCI en votre nom et pour votre compte. Vous conservez alors l’avantage fiscal, sans que votre rémunération nette ne diminue directement. Sachez toutefois que cela peut être considéré comme un avantage de toute nature.
En outre, si vous percevez une rémunération mensuelle régulière, vous pouvez également souscrire un Engagement individuel de pension (EIP).
L’Engagement individuel de pension (EIP)
Un EIP est une formule intéressante pour les dirigeants d’entreprise indépendants ayant une société. Les primes sont payées par la société et sont en principe déductibles comme frais professionnels, à condition de respecter la règle des 80 %.
Cette règle prévoit que votre pension légale et vos pensions complémentaires réunies, converties en rente annuelle, ne peuvent pas dépasser 80 % de votre revenu moyen des dernières années.
Le calcul de cette règle des 80 % est complexe. Il dépend de plusieurs facteurs, tels que votre salaire, votre carrière, votre pension légale et les réserves de pension déjà constituées. Un calcul correct par un courtier en assurances est donc fortement recommandé.
Comment l’EIP est-il imposé ?
À la fin du contrat, vous recevez un capital pension. Si ce capital est versé à l’âge légal de la retraite et que vous êtes resté professionnellement actif jusque-là, un taux d’imposition avantageux s’applique en règle générale. Dans d’autres situations, l’imposition peut être plus élevée.
S’ajoutent également des retenues sociales, comme la cotisation INAMI et la cotisation de solidarité.
Êtes-vous indépendant sans société ?
Les indépendants sans société peuvent, en plus de la PLCI, aussi recourir à la Convention de pension pour indépendants (CPI).
La CPI s’adresse aux indépendants en personne physique qui souhaitent se constituer une pension complémentaire en plus de leur PLCI. Vous bénéficiez d’une réduction d’impôt sur les primes versées, pour autant que la règle des 80 % soit également respectée.
Lors du versement à l’âge légal de la retraite, le capital est imposé de manière fiscalement avantageuse, avec en complément les cotisations sociales habituelles et l’impôt communal.
PLCI, EIP ou CPI : que choisir au mieux ?
La solution la plus appropriée dépend de votre statut et de votre situation financière.
En grandes lignes :
- PLCI : adaptée aux indépendants avec ou sans société ;
- PLCI sociale : intéressante si vous souhaitez, en plus de la constitution de pension, bénéficier d’une protection supplémentaire ;
- EIP : pour les dirigeants d’entreprise disposant d’une société et d’une rémunération régulière ;
- CPI : pour les indépendants sans société qui souhaitent constituer une pension complémentaire en plus de la PLCI.
Une combinaison est souvent possible. C’est précisément pour cela qu’un conseil personnalisé est important.
Branche 21, branche 23 ou combinaison
Les assurances pension complémentaires peuvent être structurées de différentes manières.
Une assurance branche 21 offre davantage de sécurité, avec un rendement garanti et éventuellement une participation bénéficiaire. Cela convient à celles et ceux qui souhaitent limiter le risque.
Une assurance branche 23 est liée à des fonds d’investissement. Il n’y a pas de rendement garanti, mais il existe une possibilité de rendement plus élevé à long terme. En contrepartie, vous assumez aussi davantage de risques.
Dans certains cas, une combinaison est possible. Dans la pratique, on parle alors souvent d’une solution mixte, combinant sécurité et potentiel de rendement.
Protection supplémentaire pendant votre carrière
La constitution d’une pension complémentaire ne concerne pas uniquement l’avenir. Vous pouvez souvent aussi prévoir des garanties supplémentaires, telles que :
- une couverture en cas de décès ;
- une protection en cas d’incapacité de travail ;
- l’exonération de prime en cas de maladie ou d’invalidité.
Vous protégez ainsi non seulement vous-même, mais aussi votre famille et votre entreprise.
Faites-vous accompagner par votre courtier en assurances
Les règles fiscales, les plafonds de primes et les calculs varient selon votre statut, votre revenu et les droits à pension déjà constitués. Un calcul standard en ligne ne donne que rarement une image complète.
Un courtier en assurances vous aide à :
- faire le point sur votre constitution de pension actuelle ;
- choisir la formule ou la combinaison la plus adaptée ;
- utiliser correctement les avantages fiscaux ;
- faire calculer correctement la règle des 80 % ;
- aligner votre constitution de pension sur votre profil de risque ;
- prévoir une protection supplémentaire lorsque c’est nécessaire.
En faisant les bons choix à temps, vous pouvez économiser des impôts et vous construire une pension plus confortable. Un conseil sur mesure n’est dès lors pas un luxe superflu, mais une étape intelligente vers une tranquillité financière d’esprit.
FAQ
Pour de nombreux indépendants, un PLCI est une première étape logique grâce à l’avantage fiscal. Selon votre statut, vous pouvez compléter cela avec un EIP via votre société ou un CPTI si vous n’avez pas de société.
Oui, dans de nombreux cas, un PLCI peut être combiné avec un EIP ou un CPTI. La combinaison possible et fiscalement intéressante dépend de votre statut, de vos revenus et de votre constitution de pension.
Un EIP s’adresse aux dirigeants d’entreprise indépendants ayant une société et est payé par la société. Un CPTI est destiné aux indépendants sans société qui souhaitent constituer une pension complémentaire en plus de leur PLCI.
La règle des 80 % détermine combien vous pouvez constituer de manière fiscalement avantageuse via notamment un EIP ou un CPTI. Comme le calcul dépend de plusieurs facteurs, mieux vaut le faire vérifier par un courtier en assurances.
La branche 21 offre plus de sécurité avec un rendement garanti, tandis que la branche 23 présente un potentiel de rendement plus élevé mais aussi davantage de risque. Le bon choix dépend de votre profil de risque, de la durée et de votre besoin de sécurité.
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